INTERMODALITÉ
Réseau viaire et transports en commun : Structures spécifiques (première approche)
La perspective du développement durable conduit à
étendre la réflexion, au delà du réseau
viaire, aux autres réseaux de déplacement, notamment les
transports en commun (ainsi qu'aux véhicules "libres" et aux
circulations douces).
Structure du réseau viaire
Le réseau viaire présente à grande échelle
une structure triangulée (inter-villes), et à plus petite
échelle une structure radio-quadrillée : radiales
intervilles mais aussi de liaison avec les bourgs ou villages voisins,
et d'accès au terroir ; quadrillage du terroir et de
l'agglomération. S'y ajoutent les percées et voies
autoroutières qui peuvent rentrer dans l'une ou l'autre des
structures ci-dessus.
Les voies urbaines traditionnelles peuvent desservir l'ensemble des
adresses riveraines, mais avec des contraintes pour le stationnement
des véhicules.
L'ensemble comporte donc déjà une certaine
complexité, en termes de structure mais aussi de la
connectivié des voies et de l'accès aux riverains.
Structure du réseau de bus
Circulant pour l'essentiel sur le réseau de voirie ci-dessus, le
réseau de bus d'une agglomération présente
cependant des caractéristiques particulières :
maillé dans la partie centrale, il comporte des branches
radiales, simples ou divergentes, déployées sur une
surface péri-urbaine limitée.
Les arrêts de bus sont généralement situés
en bordure des voies urbaines, et plus ou moins groupés dans le
cas de lignes empruntant localement la même voie dans le
même sens. La distance entre ces arrêts n'excède pas
quelques centaines de mètres*.
Certaines lignes sont localement dédoublées en fonction des sens uniques de la voirie support.
Les lignes de cars interurbains présentent une structure
triangulée, suivant les voies interurbaines ou
autoroutières. Leurs stations sont principalement les gares
routières aux extrémités, avec un nombre
d'arrêts intermédiaires.
Structure du réseau de métro et du RER
Tracé soit à l'aplomb des voies (en souterrain ou en
aérien), soit sous des îlots construits, le métro
présente une structure analogue à celle du réseau
de bus. La distance entre arrêts est généralement
inférieure à un kilomètre, souvent moins*.
Les différentes lignes sont à niveaux
séparés à leur intersection, le plus souvent
marquée par une station de correspondance jouant un rôle
significatif dans l'organisation urbaine*.
Structure du réseau RER
Le RER comporte une distance entre stations supérieure à
celle du métro, et une zone d'extension plus étendue. Il
comporte peu d'intersections, donc peu de stations de correspondance.
Structure du réseau de Tramway
Le tramway circule en site propre sur un réseau lié au
réseau de voirie, et limité à quelques lignes.
Son réseau est rarement maillé : soit il comporte une
station de correspondance en centre ville, soit diverses lignes
périphériques selon les villes équipées ou
en projet*.
Structure du réseau de trains (divers types)
Le réseau de trains présente à la fois une
structure radiale à partir des métropoles vers les autres
villes, et une structure maillée sur l'ensemble du territoire.
Dans une métropole les gares correspondant aux diverses
directions cardinales sont souvent distinctes, le réseau local
présentant donc une structure particulière de voies en
impasse centripètes.
Structure du réseau des véhicules "libres"
Le vélib', et plus récemment l'autolib', disposent de
l'ensemble du réseau viaire (cyclable ou automobile), mais ne
disposent de stations de prise en main et de restitution que dans un
espace adminitratif limité, le stationnement dans l'intervalle
restant régi par le droit commun.
Circulations douces
Les piétons circulent librement sur les trottoirs et dans des
voies que leur sont réservés, mais dans la pratique sur
des distances limitée à quelques centaines de
mètre, quelques kilomètres au maximum (en
complément de parcours par d'autres moyens de transport). Ils
traversent les chaussées par les passages
protégés, ou ailleurs à leurs risques et
périls.
Les cyclistes (dont les vélib') disposent de quelques pistes
spécifiques, et le reste du temps de la chaussée
(à leurs risques et périls) mais aussi d'une
tolérance sur le voies piétonnes*.
D'autres supports non motorisés (rollers, planche à
roulette, trottinette) circulent généralement sur les
trottoirs et voies piétonnes, non sans désagrément
possible pour les piétons.
Circulation motorisée
Le cas des deux roues motorisés n'est pas
développé ici, et entrerait dans l'approche du
réseau viaire général, comme celui des autres
véhicules motorisés et des taxis.
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Approche technique des réseaux et prise en considération des citoyens usagers
Si l'approche technique et cartographique tend à
considérer séparément les différents
réseaux ci-dessus, en raison de leurs caractéristiques
propres mais aussi du caractère hétérogène
des données, il n'en est pas de même pour l'usager, qui
pour un même parcours utilise sonvent, successivement et selon
les cas, divers modes de déplacement : marche à pied (au
départ et à l'arrivée), automobile ou deux roues
(par exemple pour rejoindre une station), RER, métro, autobus,
vélib', antolib', trottinette...
De ce point de vue, et même si elle semble difficile s'agissant
de données et de structures disparates, une approche
intégrée de l'ensemble des réseaux paraît
souhaitable ; elle devient peu à peu incontournable dans la
perspective du développement durable ; elle l'est plus ou moins
déjà sous l'angle du service rendu à l'usager et
de respect du citoyen.
* À préciser
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