Cours d'aquarelle aux beaux-Arts 2014-2015
AQUARELLE
modèle vivant
Première
séance
La prof'... et
quelques élèves (en attendant le
modèle) Le
modèle est
arrivée (elle avait oublié que c'était aujourd'hui)


Poses de 15 minutes
:
... le temps d'essayer deux fois

Dernière pose de l'après-midi...
... et détail en miroir
Deuxième
séance

On commence par quelques poses
de 5 minutes, histoire de se délier la main et l'oeil
(aujourd'hui c'est un homme).
La
prof' remarque que, sur mon papier de calligraphie,
les coups de pinceau dessinent comme un squelette (ou des muscles) :
L'homme au bâton prend une pose à l'antique.
Le modèle, qui fait le tour en fin de
séance,
apprécie la variété des techniques.
-> Pour la prochaine séance on pourrait étudier cette
idée de squelette ?
Troisième
séance
Explication : cet effet "squelette" provient du
dépôt d'une encre dans laquelle le pigment n'est pas
dilué,
mais reste en poudre là où l'applique le pinceau ; l'eau
sans pigment diffuse alentour, créant une zone claire
entre deux coups de pinceaux successifs non contigus.
Mais cet effet, découvert avec une encre de calligraphie
chinoise, avec pigment non soluble (noir de
fumée ? )
se retrouve avec certaines aquarelles en tube à prix modique,
dites "opaques", comme la marque chinoise Marie's.
En France ces aquarelles bon marché peuvent porter le signe "O"
(Opaque),
alors que celles de meilleure qualité au pigment totalement
dissous portent le signe "T" (Transparente).
Essais avec pigment opaque (en suspension, non
dissous) sur papier de calligraphie absorbant :
L'effet "squelette", ou ici plutôt "muscle",
peut se créer sur papier absorbant de calligraphie avec une
aquarelle en tube bon marché ;

un
contour peut s'ajouter avec une couleur adaptée, qui diffuse sur
les parties encore humide ; il précise
certaines parties du corps.
Essais avec pigment
transparent (entièrement dissous) sur papier pour aquarelle :
Un
contour noir donne au dessin un côté BD - même si,
comme ici,
le
controur est créé après des taches de couleurs
transparentes sur papier aquarelle.

La professeure propose de travailler sans contour
préalable, par une tache d'ensemble claire,
sur laquelle on vient ajouter des valeurs colorées plus sombres
pour évoquer les volumes.
Si le contour d'origine peut être net côté
extérieur,
l'intérieur gagnerait à être dilué par de
l'eau pure
pour éviter une limite nette sans signification (comme ici le
long du dos).

Les formes du corps peuve être
créées par la tache claire initiale (ici le genou),
confirmées par un trait de couleur (le mollet) ou
rectifiée (le bas de la cuisse),
ou détachées par un bord net de couleur (le bras) ;
l'autre bord dilué (côté vert du bras)
ou net (ombre de la poitrine sur la cuisse levée).
Vacances de Noël
La suspension des cours est l'ccasion de tester quelques
techniques peu conventionelles.
Ainsi, si les traits des petits feutres à l'eau SignPen de Pilot
se dissolvent facilement à l'eau,
bizarrement cette
particularité s'exprime différemment selon le papier sur
lequel on passe un coup de pinceau à l'eau pure le long du trait.
Sur papier aquarelle, non
absorbant, la couleur gagne la surface
voisine sur laquelle l'eau est déposée ;
le résultat semble apporter de la lumière au
dessin, par ce qui reste de blanc entre flaques ainsi colorées
(l'ombre faisant surgir la lumière... ;-))
sur
papier de
calligraphie absorbant, au contraire,

l'eau
traverse le trait et y déploie la
couleur à l'extérieur, sans que celle-ci marque le
côté intérieur où l'eau
est déposée.
(Déposer trop d'eau à l'intérieur rend le dessin
pratiquement illisible, mais...)
Si l'on dépose de l'encre jaune à
l'intérieur d'un trait bleu, la couleur extérieure
devient verte : déjeuner sur l'herbe !...
Autre phénomène
intéressant :
avec un fin stylo
violet acheté en Chine de type Resplendent,
l'encre se
décompose lors de la dilution entre un mauve et un bleu,
qui
réagissant différemment gagnent des surfaces distinctes
(contigües).
Mais suivons la suggestion de la prof', en
commençant par une flaque claire sur papier aquarelle

Le travail est plus long, pour faire vivre les teintes, et souligner
quelques limites
(un tracé net, au moins sur un côté, implique que
la flaque intiale soit déjà sèche)
Essais de Noêl

Contour mouillé dans la
foulée, sur un papier de calligraphie plus ou moins absorbant ;

Contour mouillé intérieurement, restant net sur papier
aquarelle ;

sans contour préalable,
fond mouillé d'un ton clair puis renforcé avant ou
après séchage
(ici on a accélèré le séchage en
déroulant sur le dessin un rouleau de Sopalin, augmentant la
clarté de la zone mouillée).
La guerre du trait et de la surface
Pour un habitué au dessin au trait (même avec un
stylo-pinceau), il est difficile de passer à l'aquarelle en
surface sans tracé au trait.
Le passage peut consister à considérer comme trait un
côté de la surface ;
mais comment traiter l'autre côté, et éviter que la
flaque de couleur ne supprime l'effet de lumière du blanc
intérieur ?
L'idée est alors de tracer une bande dégradée,
avec "côté trait" une couleur marquée, passant
doucement au transparent,
par exemple avec un pinceau chargé d'eau, dont la pointe
trempée dans la couleur et appliquée couchée
réalise le trait,
ou bien une première bande colorée suivie dans la
foulée, avant séchage, d'une bande d'eau pure sur le
côté du dégradé recherché.
Quatrième
séance
Le bord net (comme un trait) peut
ainsi être réservé au contour du corps ou à
ses angles vifs (arcade sourcillière, nez, menton...).
Pour le reste, laisser jouer l'incontrôlable (car sur le papier
mouillé la couleur diffuse à son gré)... ou tenter
de "contrôler l'incontrôlable" ?
Cinquième
séance

-

Travail au pinceau sur papier aquarelle : les premiers par tracé
des côtés deux teintes
contrastées,
les suivants par une flaque claire générale et reprise
en valeurs plus fortes (selon les principes de l'Atelier)
Sixième
séance

Septième
séance
