Janvier 1996 - édition 2005    
Texte à clefs (données en annexe)

Une lectrice m'avait suggéré de mettre chaque clef en note,
mais j'ai préféré conserver l'aspect "impressions de Corrèze"

A  Hercile, Flober,
Cétin et Vérence,
et à tant d'autres…
 

LA FÊTE DU DÉSENVOÛTEMENT


Les premiers signes furent presque imperceptibles : quelques brefs silences dans le chant des oiseaux, les véhicules inconnus plus nombreux qu'à l'accoutumée ; puis des bruits de portières, et comme un joyeux murmure qui sembla s'éloigner vers le haut de la colline.

Ils étaient venus d'un peu partout, ou avaient envoyé un message : de Grenoble ou du Baladour, de la Croix de Leyrat ou de Montpellier, de Chaunac, de Lille ou de Taÿsse, des Arcs ou de la Forestière… Même l'Egyptienne avait tenu à faire part de ses impressions d'Afrique.

La plupart ont choisi des costumes ou accessoires de circonstance : soutane d'exorciste, casque bleu, esprit de Jaurès, tunique de pandit. D'autres rappelent nos mânes (ou seraient-ils venus en personne ?) : Adrien Taillarda a repris ses épaulettes, avec la démission qui ruina sa vie ; les deux Bertin d'antan s'échangent leur journal ; le petit Georges reste là, les yeux baissés ; toute de soie vêtue, Madame Briffaut (née Maëlrond) sort à l'instant de sa Charpraie, et l'aumônière qu'elle tient à la main laisse parfois échapper comme un tintement argentin.

Ceux qui n'ont pu venir se sont fait représenter par des oriflammes multicolores, rejoignant d'anonymes bannières blanches dédiées aux disparus. Les plus fidèles sont passés le matin même au Puy Saint-Clair prendre le message des résidents ; en échangeant son bouquet contre l'esprit de Berlibonbon, Laurence a vérifié que la plaque n'est toujours pas scellée (tout est donc en ordre).

Complice de l'entreprise, la Vierge a concédé son jour au coeur de l'été ; on s'inquiète pourtant d'un orage toujours possible.

La procession

Ils s'étaient donc rassemblés tout là-haut, au bout de la ligne droite qui marque la maîtrise ancienne de ceux du Pouget sur les reliefs environnants. Sans un regard sur Rioulou, ils se tournaient vers la pointe aval, d'où Robinson scrute l'océan.

Le chef de Bataillon compta son monde et murmura : "ça fait la Dabinerie" ; puis, d'une voix pensionnée, donna le signal du départ.

Les enfants et les chiens couraient déjà devant, précédant bannières et oriflammes, la fanfare et les choeurs. Dans un joyeux tintamarre de crécelles, tambours et autres casseroles propres à effrayer les démons les plus tenaces, tous entonnèrent à pleine voix :
"Oh when the saints  - go marching in - [bis] - Oh I would like to be of their number…"

Les trois frères du Pouget et les trois soeurs de Chaunac reconnurent un bout du chemin au long duquel, au premier quart du siècle, ils se raccompagnaient mutuellement en d'interminables navettes. Aujourd'hui les trois soeurs avaient repris la forme d'un charmant trio, jouant les grâces à chaque station puis retournant à leurs amours diverses, si bien que parlant à l'une d'elles (que vous n'auriez pas reconnue), vous l'auriez pu voir soudain disparaître, pour réapparaître bientôt en triple exemplaire dans une ronde de Matisse.

Sur la gauche, Daniel trouva à quelques débris de ferraille un air bizarrement familier.

Devant les poneys en semi-liberté, Edmond conta ce jour où un paysan lui dit : "nous autres, nous élevons les animaux ; mais vous, monsieur Perrier, vous leur donnez leur nom", et beaucoup pensèrent alors au lycée éponyme de leurs humanités.

Comme ils atteignaient la bergerie, leur chant fut interrompu par un premier grondement du tonnerre : écho d'une colère de Paul à la découverte du flirt clandestin de la jeune anglaise avec un trop beau berger espagnol ?

Ils reprirent alors une nouvelle chanson : "De bon matin - j'ai rencontré le train…" que les vaches, du haut de leur promontoire, regardèrent passer en se disant que ce n'était pas du tout comme ça qu'elles l'avaient imaginé. Du fond de la vallée monta un appel à la quinte : la micheline était-elle de retour ? Mais c'était en arraisonnant un convoi plus ancien encore que le résistant - latin lui aussi - avait dévalisé la jeune confiturière, d'où le mariage qui s'en suivit.

On arrivait au bas de la pente : l'évidence que les nouveaux temps étaient venus envahit le bruyant cortège à la rencontre du bitume, puis des poubelles. L'idée germa d'y abandonner un petit tonton décati, qui s'imaginait au surplus (contre toute vraisemblance, puisque tous en avaient rêvé) être pour quelque chose dans cette belle journée d'été ; mais il errait déjà à travers le champ voisin, repensant aux amours tumultueuses d'une certaine Lina (que Paul croyait pourtant avoir amadouée) avec les trois frères Muller.

La croix de pierre en avait vu d'autres, depuis le ballet des camions transportant allemands en uniforme ou résistants en bidon, jusqu'à ce jour mémorable où l'envahisseur cerna pour l'incendier la propriété truffée de clandestins (jusqu'à Baladour, où Françoise n'était pas encore Choay), mais en fut dissuadé dans son propre dialecte, d'une manière  incompréhensible pour nous, par quelque néerlandais fortuit.

C'était là-même que se dressait aujourd'hui le premier obstacle sérieux, et fort attendu : la grande grille du portail, ni ouverte, ni vraiment fermée. Elle se refusa tout d'abord aux timides, mais ne put résister à la poussée décisive de robustes adolescents, impatients de réouvrir l'espace familial à ses plus aimables traditions. Au grincement des gonds, les aïeux solognots se crurent revenus à Rhuys ou à la Noue.

On entra.

Sur la droite, la forêt bretonne émergeait des herbages, heureuse d'avoir retrouvé en Limousin le même sol hercynien, auquel s'acclimataient non sans surprise ses essences venues du monde entier.

L'orage éclata, avec l'imprévisible violence d'une querelle de famille, et inonda  tout uniment la forêt et son admiratif cortège, tandis que la Guilhen s'écriait d'un air ravi : "Cochon de pays !…".

Pour rameuter ses deux nièces, on chanta Platée : "Quittez nymphes, quittez, quittez vos demeures profondes ; un torrent des célestes ondes est prêt d'inonder nos climats… épais nuages, assemblez-vous ; tombez, tombez sur nous ; enflez nos rivages, jusqu'à vos ravages tout nous sera doux …"  Rameau qu'Olivier, emporté par l'inspiration du jour, tendit par dessus la clôture à son oncle et voisin. Plus ému qu'il ne voulait le laisser paraître, celui-ci trouva que sa vie, déjà prolongée, devenait soudain toute ensoleillée.

Après l'orage qui nous avait paru un siècle, le beau temps revenait en effet.

Un peu plus loin Jérôme, à peine séché mais entraîné par un lointain souvenir, tomba derechef dans la pièce d'eau. Cette fois-ci sa barbe se prit dans une pivoine arborescente tandis que les fleurs de lotus retenaient le corps en surface, si bien que les carpes centenaires, se prenant pour le Général de Gaulle, ne purent en embrasser qu'un orteil. C'est que mamie Piccoli n'était plus là pour le brandir à bout de bras, par dessus les barrières, au glorieux vainqueur remontant les Champs Elysées au milieu d'une foule en délire.

De l'autre côté de la pelouse, le Céanothe (qui est à la façade ce que l'échalotte est à la salade), ici spécialement choisi pour son Puget Blue, accueillait l'épiphanie du seul couple issu des navettes : Paul et Vevette, dispensés cette fois-ci de toute angoisse pour la vie de Jérominou, contemplaient la scène du haut du perron et saluèrent joyeusement la cohorte réconciliée.

Au seuil de la façade perpendiculaire, c'est à dire dans l'axe même du chemin parcouru, Madame Puyaubert, seule du nom de son vivant (sa bru Geneviève ayant été consacrée "Madame Paul") mâchonnait à nouveau la douce friandise qu'elle avait voulu faire passer pour un médicament auprès du petit garçon incrédule qui murmura en reculant (raconta-t-elle par la suite) : "menteuse, menteuse…" ; le même auquel, le voyant revenir adolescent quelque dix ans plus tard, à pied - et bien moins fringant qu'avec le chapeau bleu dont il roulait les bords à la texane, ce qui avait fait dire "on dirait un véritable cove-bois" à la bienveillante mais un peu sourde madame Dupuy, celle là même dont le descendant devait apporter entre chien et loup le sombre bloc rédempteur - elle tendit un verre de gnôle, enfin soulagée de cette autre angoisse d'avoir vu d'abord Lina revenir seulabre et guillerette.

La pergola franchie comme par enchantement, on longea le salon bleu où toute la parentèle d'alors s'était rassemblée après la cérémonie à la petite chapelle des Plats (aujourd'hui laissée à quelques illuminés) ; mais, un peu plus loin, tous se retrouvèrent soudain disséminés à quatre pattes derrière les arbustes : au somptueux accueil des paons, la Petite Marie s'était souvenue comment leur duvet pouvait si bien emplir un édredon de poupée, et avait voulu faire profiter de sa découverte tous ceux de sa génération, désir auquel (comme à aucun autre) personne n'avait su résister.

Une fois rassemblé, le cortège s'avança en reprenant "Oh when the Saints…" ; de son mur, la Vierge n'en croyait pas ses oreilles, et pensa qu'on lui faisait une niche.

On arrivait enfin à Robinson, terme du parcours exorciste.

Qu'ils connussent de longue date ce paysage, ou le découvrissent pour la première fois, tous admirèrent la vue sur les collines et les lointains. Au premier plan coulait la Céronne,
dont l'eau gardait la mémoire du cartable de Véronique, jeté quarante ans plus tôt en aval (triomphe de la mémoire de l'eau). Quelques écrevisses rescapées se souvinrent aussi des proches enlevées à leur affection par des balances chargée de traîtresses victuailles (parfois même à la torche aussi nocturne que braconnière), ou par des mains fouisseuses de refuge, pour garnir de mémorables ventrées.

Par delà le vallon, on distinguait Facherivière, d'où Liséa fit un grand signe d'amitié, bientôt imité par sa bru (certains crurent alors sentir la bonne odeur d'un foie gras ou d'un confit de canard).

Maraudant aux alentours, Daniel y rencontra l'esprit des lieux, qu'il baptisa Zoë en souvenir de ce Lembour dont la maladie l'avait tant intrigué ; la jugeant savante et sage, il tint à nous la faire connaître.

Zoë nous conta que le nom de Facherivière ne venait pas, comme on pouvait croire, d'une dispute entre 2 rivières - quoique la ferme fut en effet sur une avancée entre deux ruisseaux convergents - mais justement de fach', comme facho, de fascio, faisceau, rassemblement, gerbe (que comporte en effet l'insigne mussolinien), rejoignant en cela Conflans Sainte-Honorine et Quimper-Corentin.

Zoë en conclut, résumant en somme notre démarche du jour, que l'on pouvait ainsi, par un retour aux sources, passer d'une fâcherie à la gerbe assemblée.

Et chacun, conquis par l'esprit de Robinson, crut Zoë.

Le détour des chansons

C'est en silence que l'on passa, l'un après l'autre, la petite porte entre l'espace des humains et celui des récoltes, animaux et autres véhicules.

Escaladant devant la bergerie l'instable remorque du tracteur, les enfants de la fratrie proclamèrent, sur l'air des pommes, l'arrivée de leur jour de gloire. Ils entreraient dans la Charrière en oubliant les querelles, mais non les vertus, de leurs aînés dont les féroces débats avaient rugi dans nos campagnes, venant, jusque dans nos bras, ébranler nos fils et nos compagnes. Après avoir ainsi tiré des larmes aux citoyens jusqu'à en abreuver nos sillons, ils conclurent en invitant au charme les mitoyens.


La chasse aux griefs

Mais il reste encore à chasser les griefs : les plus jeunes s'en chargent, mais ne rapportent de leur battue que quelques parpaings creux, divers bouts de bois et de fil de fer, un peu de terre… Même un fort parti de cavaliers, mandé dans la forêt lointaine pour y forcer à courre le gros porteur et le solitaire autoroutier, n'obtient qu'un maigre tableau de chasse : au total pas de quoi justifier toute l'affaire. Embarras général.

Ne serait-on pas remonté assez loin ? On décide de faire appel aux aïeux, qui sous leurs airs bonasses ne sont heureusement pas en reste :

Se croyant à Roncevaux, Guilhen veut-elle protéger le passage ? Paul sait lui répondre (il dit, et déracine un chêne).

Les Perrier et les Tailharda découvrent que leurs enfants correspondent secrètement dans le Chasseur Français, de Fleur de Nave à Mâcre de Sologne… Et quand Rémy se marie avec Adrienne, c'est encore troubler l'harmonie des générations que d'épouser la nièce de son frère !

Guilhen encore reproche à sa famille de ne pas avoir été de la troisième société de Tulle : car, pense-t-elle gauchiste, ç'aurait été encore meilleur le jour où, reçue dans la première société, elle s'était entendu dire "Nous vous recevons parce que votre oncle et votre père sont professeurs à la Sorbonne, mais nous n'oublions pas que vous n'êtes que de la deuxième société…".

Adrien Tailharda (prenant Jean Demombynes à témoin) ne pardonne pas à la pâle Elisabeth d'avoir exigé la rupture de ses brillantes fiançailles parisiennes et sa démission de la Garde du Roi, d'où son existence ruinée (mais honnête).

Guilhen (décidément !) se plaint d'une gifle injuste le jour où Vévette lui a dit d'ouvrir la bouche pour y lancer des haricots, puis intervertit les rôles juste avant l'arrivée des parents : "mais tu risques d'étouffer ta soeur ! " et paf !… (tandis que l'espiègle joue la sainte nitouche).

Madame de la Dabinerie, malgré le bénéfice tardif de la pension, n'oublie pas que son chef de bataillon de mari lui a laissé croire un temps qu'il était Comte.

A l'inverse, la digne aïeule (née Maëlrond) découvre avec étonnement que ses descendants la bombardent "de la Charpraie", alors que même son propre fils n'inscrivait encore sur son livre de compte qu'un simple "Augustin Briffaut".

Enfin le petit Georges reproche leur lubricité aux générations qui l'ont suivi : les intéressés rétorquent que rien ne l'obligeait à toujours regarder dans le grand lit de Chaunac avec son air hypocrite et cagot (Non mais c'est vrai, quoi ! ). D'autres prennent sa défense…

Pugilat général. Mais une dépêche des familles corses annonce qu'elles relèvent le défi imprudemment lancé : on reste loin de compte pour sauver l'honneur de la Corrèze !

Alors on choisit de descendre aussi des Atrides, qui s'entre-tuèrent, et avant eux des deux frères Thyeste et Atrée, dont l'un égorgea les enfants de l'autre pour les lui faire manger à son insu, avant de lui ouvrir les yeux : record mondial insurpassable.

Et l'Equipe peut titrer : "Tulle - Bastia : les Corses KO debout !…"

Le repas

On avait douté longtemps de la réaction des Majors : voyage impromptu ? barricade ? indifférence affectée ? Mais aujourd'hui, devant l'abondance des mets, on ne savait plus qui avait fourni le mouton, qui le caviar d'aubergine ou la confiture de pâtisson.

Les convives s'étaient égaillés sur l'herbe, insoucieux des clôtures. La prévoyante madame Briffaut (née Maëlrond) avait enfin ouvert son aumônière. Les couverts d'argent prirent place de part et d'autre de son assiette en carton : la légende n'imposait pas la porcelaine, ni n'interdisait le verre en plastique bientôt rempli d'un cidre exceptionnel.

Les Majors, encore convalescents, s'étaient prudemment groupés de part et d'autre d'un barbelé, et ne savaient trop comment casser la glace. On imagina de ne leur donner qu'une salière pour eux tous : ils purent ainsi réapprendre à dialoguer en commençant par quelque phrase élémentaire ("passe-moi le sel"). Eux-mêmes, qui étaient le sel de la terre, redécouvrirent ainsi peu à peu celui de leur mutuelle conversation.

Les autres, tout à la joie des retrouvailles, allaient jusqu'à plaisanter du passé ; de jeunes femmes espiègles s'échangèrent même leurs recettes du Rioulou au coulis de cadastre (les Majors devraient attendre encore un peu pour en goûter toute la saveur).

Et si l'on dansa, ce fut sans artifice : ayant retrouvé l'équilibre, les plus accros avaient renoncé au sortilège bu dans le flot sans honneur de quelque noir mélange ; la tombée du jour n'entamait pas l'allégresse.

L'enterrement final

Même abattus, les griefs menaçent pourtant de troubler encore l'atmosphère, comme naguère les cadavres des Pythre sur le plateau de Millevache.

On les met donc d'abord en pots, bouillis et scellés comme des confitures, puis on décide de les enterrer définitivement : toute résurgence en sera désormais blasphème familial.

A peine vient-on de refermer la fosse que survient le cousin de Belgique, porteur d'un cadeau de la dernière heure, dérobé à une tombe - dans un vil sursaut du siècle épouvanté - et dont il couronne la nôtre.

Louis (se révélant amateur de poésie autant que bon géologue) identifie aussitôt dans ce sombre bloc un morceau du fameux Granit du Moins, et déclare, d'une voix étrange :

"… Oh griefs !
si notre idée avec ne sculpte un bas relief
dont la tombe des pots éblouissante s'orne,
sombre bloc ici-bas né d'un désastre obscur
que ce granit du moins marque à jamais sa borne
au noir vol du blasphème, épars dans le futur…"

Stéphane sourit, tel qu'en lui-même.

Et Daniel, concluant cette belle journée, remercie le ciel d'avoir été assez clément pour que, favorisée par un temps superbe, la funèbre cérémonie ne laissât rien à désirer sous le rapport de l'agrément.
CND

CLEFS POUR LA FÊTE
(Petit glossaire du chinois familial)


- Désenvoûtement : contre l'envoûtement des lieux de mémoire par une dispute de famille
- L'égyptienne : une jeune cousine partie en Egypte
- Impressions d'Afrique : roman énigmatique de Raymond Roussel (1910)
- Bertin : nom de 2 journalistes  ("du Droit" et "des Débats")
- Petit Georges* : portrait d'enfant sage dans la grande chambre de Chaunac
- Adrien Taillarda* : aïeul (mésaventures d'après un récit familial de Jean Demombynes)
- Madame Briffaut "de la Charpraie"* n'aurait été vêtue que de soie et n'aurait mangé que dans des couverts d'argent (légende de famille, avec quelques variantes)
- Puy saint-Clair : le cimetière de Tulle
- Berlibonbon : héroïne d'une chanson ayant inspiré Guilhen
- Jour de la Vierge : 15 aout (orage fréquent)
- Rioulou : terrain dont la limite cadastrale participait au conflit familial
- "Lecomte de la Dabinerie, chef de bataillon pensionné"* (mention que cet aïeul portait sur les livres de sa bibliothèque)
- Une ancienne voiture de Daniel avait fini ses jours dans le bois de gauche
- Le lycée de Tulle a reçu le nom d'Edmond Perrier, naturaliste
- Chaunac et Le Pouget : maisons de famille (Perrier et Puyaubert) en Corrèze
- L'ancien petit train avait été remplacé par une micheline, puis supprimé
- Pendant la guerre, Don Marino, jeune résistant, aurait saisi dans le sac d'une demoiselle des confitures "confisquées pour la résistance". Au bal de la libération, il lui aurait avoué combien elles étaient bonnes, et son amour
- La jument Lina, dressée par Paul, avait mal supporté l'un au moins des 3 frères Muller
- Rhuys et La Noue : anciennes maisons de famille (Briffaut et Tailharda) en Sologne
- Des arbres rares venus d'une pépinière de Bretagne ont été planté près de la grille
- Platée : opéra-ballet de Rameau (1745) ; ici acte I scènes 5 et 6. Olivier et son oncle, ainsi que les 2 nièces de Guilhen, sont des protagonistes ; rameau d'olivier = symbole de paix
- L'oncle avait failli mourir écrasé par la remorque du tracteur ; il fut sauvé par ses neveux
- Céanothe = arbuste décoratif grimpant ; plusieurs variétés dont Puget blue
- "L'échalotte ne sert qu'à orner la salade" : mnémotechnique pour Cahors chef lieu du Lot
- J'étais ce petit garçon frondeur, puis cet adolescent tombé de cheval (Lina), avant de devenir ce petit tonton décati
- "Cove-bois" : cow-boy lu et prononcé par une parente un peu sourde
- Robinson : nom de la terrasse panoramique sur la vallée
- Véronique avait jeté son cartable dans l'eau à Pont de Peyrelevade (2 km en aval) ; "la mémoire de l'eau", qui aurait conforté la théorie homéopathique, a secoué la communauté scientifique internationale au début des années 90
- L'écrevisse se pêche à la "balance" (ou en braconnant à la main ou à la lampe torche)
(la main fouisseuse de ventrée serait une hallucination du petit Georges)
- Liséa : amie d'enfance habitant maintenant Facherivière ; sa bru gave des canards
- "Qu'a Lembour ?" Les calembours de Daniel (médecin) étaient souvent amenés par de longs développements arbitraires (comme ici Zoë pour Robinson Crusoë)
- Conflans = confluent ; Kemper (breton) = confluent
- La charrière : nom donné en Corrèze à la voie charretière qui mène à la ferme
- L'air des pommes : pom pom pom pom… (sur l'air de la Marseillaise)
- La dispute de famille portait notamment sur la position de murets intérieurs, de clôture entre deux champs, et sur le partage d'une forêt lointaine traversée par un projet d'autoroute
- Majors : les principaux protagonistes de la dispute familiale
- "Le sortilège bu…" apparition clandestine du poème de Stéphane Mallarmé "Sur le tombeau d'Edgard Poë", commençant par "Tel qu'en lui-même enfin l'éternité le change…"
- "L'honneur des Pythre" : roman corrézien de Richard Millet (1995)
- "Favorisée par un temps superbe…" : citation familière de Daniel (non identifiée ?)

* : Portraits dans la maison de famille, à 3 km du Pouget


 [Suite à ce texte, Nora me suggère de rédiger un recueil des blagues familiales]


Sunny sunday (à Pégairolles)

retour à la page d'accueil