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[Fables ] |
Ainsi voit-on que les bâtiments qu'un seul architecte a entrepris et achevés ont coutume d'être plus beaux et mieux ordonnés que que ceux que plusieurs ont tâché de raccommoder, en faisant servir de vieilles murailles qui avaient été bâties à d'autres fins. Ainsi ces anciennes cités qui, n'ayant été au commencement que des bourgades, sont devenues par succession de temps de grandes villes, sont ordinairement si mal compassées, au prix [en comparaison] de ces places régulières qu'un ingénieur trace à sa fantaisie dans une plaine, qu'encore que, considérant leurs édifices chacun à part, on y trouve souvent autant ou plus d'art qu'en ceux des autres, toutefois, à voir comme ils sont arrangés, ici un grand, là un petit, et comme ils rendent les rues courbées et inégales, on dirait que c'est plutôt la fortune que la volonté de quelques hommes usant de raison qui les a ainsi disposés". |
Les chinois, dans l'ornement de leurs jardins, emploient l'art à perfectionner la nature avec tant de succès, qu'un artiste ne mérite les éloges qu'autant que son art ne paraît point et qu'il a mieux imité la nature. Dans les jardins de Chine la vue n'est point fatiguée, parcequ'elle est presque toujours bornée dans un espace proportionné à l'étendue des regards. Vous voyez une espèce de tout dont la beauté vous frappe et vous enchante, et après quelques centaines de pas, denouveaux objets se présentent à vous, et vous causent une nouvelle admiration." (Michel BENOIST, père jésuite cité dans "Le voyage en Chine" - ed. Robert Laffont 1992) |
(Honoré de BALZAC, extraits cités en 4° de couverture de "A Paris ! "- ed Complexe 1993) |
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[* "ces barbares" : les européens] |
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